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Toufik

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L'amicale du rire laïc : Le premier One-Man-Blog
7/3/2009

Je ne dirais plus jamais "Je T'aime"... mais "Je Te Valide"

Quelle pathétique condition que le sentiment amoureux. Vraiment.

« Amoureux » et non « amour » au sens premier du terme, celui que l’on partage pour sa famille, ses amis, un Bernard Lhermitte que sais-je. L’amour qui se mélange à se confondre à tous les autres sentiments congénères (et j’insiste sur l’aspect péjoratif du terme) : amitié, haine, passion, désir…

Force est de constater que les années ont eu raison de mes convictions les plus intimes et ma vision de l’amour en général, moi, soldat de la première heure du premier régiment d'infanterie, dans la croisade contre les désillusions amoureuses.

A force de rester en couple aussi longtemps, on fini par vivre en autarcie, avec autant de recul sur soi et sur son couple qu’un cheval de trot, qui ne voit pas plus loin que ses œillères. Nous sommes tous des Natascha Kampusch en devenir, et l’on fini par développer un syndrome de Stockholm avec celui ou celle qui nous a ravis notre cœur.

Au fur et à mesure que le roc imperturbable des sentiments partagés s’effrite, ma vision de l’horizon n'est plus digne de Marie Ingals,  ma vue ayant surement été occultée pendant toutes ces années par cette montagne de projets, érigée sur  un sol nourri d'illusions et de bons sentiments. L’amour s’est industrialisé, formaté, une sorte de chimère issue des entrailles du Taylorisme et de Femme Actuelle.

Puis un jour, tu te retrouve sur une page Doctissimo qui t’es dédié, ou on y dépeint ta vie et dresse un portait de toi auprès de parfaits inconnus comme un « pervers manipulateur narcissique ». Un peu perplexe, j’ai essayé dans un premier temps de vérifier dans le dictionnaire à « homme de ma vie » s’il s’agissait d’un synonyme, mais en fait non, il s’agissait bien d’un terme à part entière. Moi qui pensais qu’il n’y avait que sur mon blog ou je pouvais faire une thérapie pour pas un rond, j’avais complètement oublié les bienfaits des supputations injectives de cyber psychologues ayant obtenu leur accréditation entre deux émissions de « Ca se discute ».

Toujours au bout de tes surprises, tu apprends également que tes faits et dires sont épiés, puis analysés avec la pertinence critique d’un autiste, pour ensuite subir les procès d’un juge qui aurait du être sur le banc des accusés. J’ai du perdre au jeu des chaises musicales…

Ou encore mieux, les conjectures d’ex, d’amis à péremption imminente, ou encore les verges à retardement (I see you Seb), qui tels les romains en leur temps, par leurs conseils relevant de la prose horoscopique des quotidiens gratuits, brandissent le pouce vers les enfers en se délectant du cirque qu’est devenu notre amour, jeté aux lions comme on jette un vulgaire fœtus au chat après un avortement au cintre rouillé. Même « l’Espagnol » aurait fait figure de Samira Bellil dans une telle situation.

L'amertume est le salaire de la clairvoyance...Comment peut-on en arriver là ? (ND2FK : pour rester poli. Ca va pas durer)

Cartésien devant l’éternel, je ne m’étais jamais penché sur la question, de cette condition qui peut changer une personne du jour au lendemain, qui peut lui faire gravir des sommets, ou l’enfoncer dans les abysses de la dépression nerveuse. Celle qui peut te transformer en Verlaine à l’anus intact (enfin ca dépend de ton orientation sexuel) à te lancer dans des vers enflammés. Ou te faire devenir un Bertrand Cantat lyrical capable des pires violences verbales, qui par sa prose assassine vient ecchymoser des cœurs qui ne s’en remettront plus jamais. En amour repasser du papillon à l’état de larve n’est alors plus une aberration.

Je n’y ai jamais porté attention, pourtant d’un esprit assez empirique, l’amour faisait office pour moi de vérité absolue, indescriptible et indéniable, comme dans toute sec…religion pardon. Mais quel est cet ingrédient qui rendrait jaloux l'inventeur de la sauce secrète du Big Mac ?

La passion...

Ce sentiment qui se présente comme une allitération jumelle du venin qui comme l’arsenic peut éradiquer les pires maux en métastase dans un couple, cristallisé sous la forme du pardon ; ou alors te tuer à petit feu, cette sensation à la fois grisante et déconcertante, qui te brule de l’intérieur et qui fait ressurgir tes plus bas instincts, le plus souvent en revêtant la robe de dame jalousie.

Dans les deux cas, elle fait souffrir à en vouloir mettre un terme. Dans la douleur tu te mets à développer une certaine spiritualité païenne pour Kronos. Même lorsque le glas a sonné, on se surprend à vouloir hurler « faites que ca s’arrête », emporté par une rivière lacrymale, qui se finira dans une mer d’incompréhension, où se noierons les derniers espoirs et ou notre flamme rendra son dernier souffle. T’as qu’une seule envie c’est que ton crane se retrouve entre une vague et un rocher, et t’enivrer des endorphines libérées pour compenser l’hémorragie interne.

La torpeur du foyer vestige de cette flamme appartenant au passé, fera évaporer les quelques goutes de larmes en condensation sur une poitrine gelé par un cœur boréal, en un nuage qui au file des averses, estompera l’encre sur les pages du livre notre histoire, sanglotant tel du mascara sur les joues d’une femme en pleurs.

C’est elle qui pousse deux personnes à se déchirer et à se détruire malgré tout l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre. Elle amplifie tout, le moindre mensonge, le plus petit geste déplacé est mal interprété dans cette optique de perdre cette drogue qui relègue le crack au rang de simple morceau de gros sel.

Comme pour ce diamant narcotique, tu passeras ta vie à essayer de retrouver la même sensation que tu as goutée au premier trip, et cette situation finira par t’anéantir et te rendre aussi amer qu’une couille sale.  Condamné à errer comme un perdu, aveugler par l’éclat de souvenirs sanctifiés, et dont chaque grain du sablier viennent augmenter le poids de cette douleur qui te retient au sol.

Tu deviendras alors le Némésis de Midas, nécrosant du bout de tes doigts tes dernières chances de retrouver le bonheur à nouveau, effrayé mais étrangement enorgueilli par ce nouveau pouvoir, comme un enfant qui prend plaisir à torturer son animal de compagnie, le manichéisme devient un concept flou et désué.

Serais-je alors un pervers manipulateur narcissique ou le suis-je devenu par la force des choses ? Suis-je condamné à faire souffrir les gens que j’aime, fort d’un esprit calculateur à l’humilité atrophiée ?

L’âme sœur… j’y ai cru. Tellement fort que je clamer à qui voulait bien l’entendre (mais aussi aux autres) que « l’âme sœur c’est ta meilleure amie que t’as envie de baiser ». Le penserai-je encore ? Rien est moins sur à mesure que ce que je pensais n’être qu’un bon mot de plus de ma part s’est avéré être d’une véracité affligeante : « l’âme sœur n’existe pas, y’a juste une cousine à peu près potable ».

J’ai l’intime conviction, et personne ne pourra m’en faire démordre, que la grande majorité des couples qui tiennent encore la route ont une relation basé sur un amour « de raison ». Un amour standard, capable de durer sur le long terme…

C’est ce que j’appel « l’Amour livret A », un placement sans risque qui rapporte un petit peu chaque année, avec un plafond maximum qu’on ne peut dépasser, et abondé de critères de sélection basé sur le « pas trop mais juste ce qu’il faut ».

On peut le reconnaitre dans l’utilisation d’adjectifs positivement neutre. Derrière cet oxymore incongru (et ce pléonasme du coup) se cache une réalité sociologique et linguistique qui parle d’elle-même, notamment à travers la description de sa relation amoureuse.

« je me sens bien avec lui »

« c’est un mec bien »         

« il est gentil »

« il est attentionné »

« c’est bon mari »

L’adjonction du terme « un peu » aux traits moins glorifiant de la personnalité dans le but de le rendre attachant  est aussi un des symptômes de cette aveuglement émotionnel :

« il est un peu jaloux, hihi »

« il est assez romantique » etc

Certains se reconnaitront dans cette description - assez simpliste, je vous l’accorde -, d’autres auront vomis devant sur le clavier… les souvenirs qui remontent surement…

Pour moi, le véritable Amour, c’est l’amour trader, le flambeur, le fast-life, l’amour « Bernard Madoff », l’amour à haut risque comme se balader le cul à l’air dans le Marais, avec un chausse pied dans une main et de la végétaline dans l’autre.

 Je me fiche que tu sois une attardée finie digne d’un croisement entre un père issus d’un mariage consanguin et d’une pantoufle trouée, que tu ne ries pas mes blagues vu que tu n’as pas eu le temps d’apprendre notre langue depuis ton achat aux philippines, que ma fiche de paie soit la timpe de la tienne tellement tu touche plus que moi, que mes amis te détestent et que je déteste les tiens : on ne sait ce qu’on cherche chez une femme que lorsque l’on a trouvée.

Je veux t’aimer de tout mon être, me consumer tout entier à vouloir te prouver que personne au monde ne pourra te chérir autant que moi.

Je ne veux pas que tu te sentes bien avec moi, je veux que tu sentes mieux que toutes les femmes du monde, que tu fasse rager toutes tes copines quand elle nous voient ensemble.

J’ai pas envie d’être un bon mari, je veux être un bon coup, être en retard au boulot parce que je suis du matin et que t’es tellement belle quand tu te réveille, laisser en plan tous nos amis au restaurant pour glisser ma tète entre tes cuisses pour te faire jouir au détour de la première porte cochère.

Chuis pas un « petit peu jaloux », chuis un bête sauvage, prêt à faire un crumble aux fruits rouges de la tête de celui qui a essayer de t’embrasser à m’en péter les phalanges ; de l’émasculer, lui arracher la queue avec du papier de verre, de faire de lui une femme, de lui exciser le reste et de le violer avec sa propre bite.

Chuis pas un mec bien, loin de là, et c’est pour ca que tu m’aime, parce que t’as envie de me changer, me rendre meilleur, et moi j’ai qu’une seule envie c’est d’être ta masse d'argile et que tu me modèle, comme un prêtre malaxe un enfant de chœur après le catéchisme. On est plus intrigué par le pur sang sauvage que par un poney.

Car dans la noirceur de mon âme tu y vois l’encre de la plume qui va rédiger notre histoire.

Non.

Le grand amour c’est celui qui se termine précipitamment. Et le « happy end » reçoit rarement le carton d’invitation au pot de départ.

En effet, on dit souvent que les opposés s’attirent. Certes… mais on oublie de rappeler que les opposés sont et resteront opposés, c’est dans la nature des choses, deux opposés peuvent coexister, mais ne peuvent se mélanger. Les amours fusionnels résultent d’une volonté commune de relever ce défi. C’est le propre même de l’homme ; le plus excitant dans la course, ce n’est pas la ligne d’arrivée mais la foulée.

L’Homme tendra toujours vers l’inconnu ou vers l’impossible, et son but atteint, il se lassera de ce statut quo, et se dirigera vers le prochain défi. Pour certains, c’est les étapes du package (appart, mariage, bébé), pour les autres c’est aller encore plus haut ou le cas échéant, vers d’autres horizons… Le conflit est toujours à l’affut, caché derrière un buisson attendant la moindre occasion de surgir, tel un pédophile la bite à la main le jour de la rentrée des classes. Le grand amour c’est du plutonium enrichi, qui peut t’allumer tout un continent, ou t’exploser la gueule comme Chris Brown.                            

Instant JCVD : « live life to the fullest », ma conception de la vie. Enfin l’ancienne tout du moins. Comme pour une soirée beuverie, la perspective de finir la tête retournée, s’abandonner à l’ivresse des sens et flirter avec le coma éthylique, nombreux diront comme moi que c’est le seul intérêt de ce hobby spiritueux. C’est bien connu, dans la vie les meilleures choses sont celles qui sont dangereuses pour nous même.

Non (bis).

Comme dirait un monarque rehaussé à Rolex : « J’ai changé, Arlette Chabot ».

Nous nous sommes aimés certes, mais jamais réellement validés. Et il n’existe pas de validation, seulement des preuves de validité.

Je n’aimerais plus. Je n’ai plus l’envie, je n’ai plus la force : je suis trop intelligent pour vivre heureux, et trop con pour vivre à deux.

 

Je dédis ce billet à Louis, Manou, Elo' et à tous les Icare de l’amour.











9/25/2008

From Ego Trip to Ego Strip [Préambule]

 

Alors que je me baladais sur la blogosphère à la recherche de nouveaux ragots sur les dernières stars à la mode, histoire de pas passer pour un ignare complet pendant les soirées mondaines autour d’un kebab, je me suis rendu compte que j’étais plus à la page.

Mais du tout.


Attention, je vous rassure tout de suite, maintenant je suis au fait de tous les fonds de poubelles offerts aux blogueurs par les attachés de presse  avisés de « stars » en quête d’une existence médiatique : je sais tout sur toute les stars, même mes gouvernants (pléonasme quand tu nous tiens), que ca en relève presque de la coloscopie.

Là ou ca devient indécent, c’est que cette folie de peopliser jusqu’à la vie ses propres morpions en soirée mousse touche même les blogueurs dont j’étais l’un des plus assidus lecteurs, jusqu’à même des amis très proches (I see you Sparda).

A la différence des blogueurs de seconde zone (I see you Skyblog), ces derniers utilisent leur plumes digitales afin de retranscrire épisodiquement un certain mal être ou une envie soudaine de se livrer, et non pas montrer leur plus beau bronzage sur les plages de Tel-Aviv ou Miami 2008 (I see you Facebook).

Non.

Ce constat m’a alors frappé comme une évidence : les blogueurs sont retourné à l’essence même de la littérature. A force de blogger un peu partout sur à quel point l’Iphone était si pourri mais totalement indispensable, on en arrive par avoir un ras le bol sur à peu près tout et soudain l’envie pressante de parler d’un sujet totalement inédit qui ne sera copié-collé chez tout les voisins dans les dix minutes suivant sa publication : Dieu bénisse le RSS.

Et quoi de plus inédit de plus inimitable que sa propre vie ?

Tout ceci pour dire qu’après plus d’un an d’absence, plusieurs articles inachevés en voie de publication et quelques traces de talc sur mon pare-choc (la maman et le bébé n’ont pas pu être sauvés, pour ceux que ca intéresse) ; je reviens entre les reins de votre navigateur, avec dans le ventre mon petit déjeuner ramadantesque et dans la tête les germes d’un nouveau concept.

Mesdames messieurs, l’égo trip est mort : place à l’égo strip, ou l’art de se dévoiler avec style.

Je m’apprête donc à me livrer à cet exercice de style. A me livrer tout simplement.


Ego Strip : Anticoformiste de panurge


Mon sourire, ma nonchalance, mon détachement, mon humour, mon calme. Piliers d’un équilibre fragile d’une tour de Babel bâtie sur des sables mouvants.

Dans la main le va et vient lumineux me dévoilant un texto d’une jeune fille un peu perdue meurtrie par un touche pipi musclé. Ne trouvant le réconfort qu’elle quémandait elle m’accuse de tous ses maux, peut-être était elle à la recherche de la chaleur d’un torse masculin en guise de mur des lamentations. Désolé, les mouvement de têtes c’est plus bas, et sans les dents de préférence pour moi.

Elevé à grand renfort d’humilité et de positivité par la seule véritable femme de ma vie, j’ai toujours eu un mal fou à m’apitoyer sur le sort des autres, et encore moi sur le miens.

Et pourtant.

Arrivé sur cette planète comme un présent, on m’apprend très vite que je n’aurais jamais l’occasion de rencontrer le papier cadeau qui m’avait enveloppé pendant neuf mois, arrachée à la va vie par un gamin capricieux que nombreux considère comme bon et omniscient. Heureux les simples d’esprit.

Première prise de contact avec le concept de relativité à six mois à peine: c’est pas grave.

Une citation de Dante aurait été cependant bienvenue à mon arrivée. (1)

Faux départ dans une course de fond dont nous sommes tous les participants, je discerne au loin la ligne d'arrivée sur une colline de cyprès; les premiers arrivés ne seraient pas forcément les gagnants. Je décide alors de m’éloigner de la piste pour aller m’allonger sur la pelouse du stade en essayant de déchiffrer le message dissimulé dans le ciel. Je décèle alors une lettre, puis une autre, avant que ce mot me soit enfin révélé : « N.U.A.G.E »

La vie est facétieuse.

Ma vie. Une métaphore en Full HD aux noirs profonds, avec un taux de contraste élevé entre désir et pragmatisme cartésien, et en guise de rémanence des projets qui polluaient mes rédactions en CM2.

Et toi tu voulais faire quoi plus tard ?

Une trame amoureuse digne d’une tragédie grecque sans oignon, où mon cœur cède des le plus jeune âge aux convoitises de celle qu’on appel « troisième art » et qui m’accompagne depuis lors, elle et moi isolés dans ma chambre, ou au beau milieu d’une foule amblyope, qu’importe, chacune de nos rencontre me met dans un état de transe, digne de la plus belle des brésilienne.

Bien que choyant l’intime conviction qu’elle était mon âme sœur, je succombe pourtant aux litanies incessantes de Polymnie qui tente de m’inviter dans sa couche de papier. La belle a de sacrés atouts.

La prose pour rapière et l’humour comme bouclier, je décide alors partir à l’abordage de la langue française afin de la faire mienne, chérissant intimement le désir qu’elle m’initie aux plaisirs dont elle seule a le secret. Ne souhaitant pas la garder dans la poche arrière d’un jean Energie consciencieusement rabaissé au niveau de mon séant, je décide d’en faire partager cette maitresse qui m’a tant appris lors de nos séances d’onanisme rhétoriques : oui j’avais cédé aux chants de cette sirène et la voir se cambrer de plaisir me sustente.

Ces dernières années je lui ai accordé le privilège de quelques coucheries, parfois sur un drap blanc zébré par la noirceur des abysses de mon esprit. Mais le plus souvent nos incartades se déroulent aux yeux de tout le monde virtuel, laissant mon imaginaire prendre contrôle de mes mains et faire vibrer du bout de mes doigts la multitude de cyber voyeurs venus assouvir leur appétence, qui verront leur écran immaculé par une éjaculation binaire.

Certains avaleront mes mots, savoureront mes pensées, d’autres me les recracheront à la figure ne les trouvant pas de bon goût, comme dirait  mon ami Dwayne C.

Qu’importe j’ai toujours privilégié le bon mot au bon gout.
La provocation est notre aphrodisiaque de prédilection. Cependant subsistait toujours cette nécessité de reconnaissance par autrui, telle une jeune fille au père absent, à la recherche la figure paternelle en mettant à profit son élasticité utérine. Elle et moi somme tout deux à la merci d'une quête sans fin. Les plaisantins parleront de "quequette pour sa faim" la concernant.

J’ai bien trop souvent essayé de revenir auprès de mon premier amour, pour me rendre compte que, malgré les efforts de politesses et quelques rares instants magiques, ça ne serait plus jamais comme avant. La flamme artistique vacille au fur et à mesure que l’allégorie du phœnix perd de son sens.

Que restera t il de moi, me suis-je interrogé, me tenant debout sur la corniche de la liberté d’expression, avec en contre plongée le vide du conformisme qui me tendait les bras. Le bougre, j’avais oublié que la corruption était son arme de prédilection. A quoi bon résister, il y’a bien longtemps que j’avais céder à la pire de ses addictions : la consommation. Derrière moi, ma femme et ma maîtresse, éplorée résignés devant l’inévitable suicide de mon moi artistique.  Plus jamais je n’aurais l’occasion de me délecter des cambrures d’un trait de crayon, impatient et excité à l'idée de découvrir ce qu’allait encore une fois enfanté mon imaginaire ; ou des courbes d’une parenthèse prête à abriter un autre de mes traits d’esprit dont la nécessité d’être enfermée entre deux ponctuations n’a d’égale que son irrévérence.

Ce qu’il restera…

Surement quelques gribouillages sur le coin d’une feuille de cours ou d’un règlement intérieur, de nombreux fous rires laissés aux amis en guise de remerciement des moments passés, une ribambelle de conjectures abandonnées au fond d’un cerveau trop souvent mis à mal, plusieurs billets d’humeurs couchés sur papier dont l’encre a été estompée par les larmes d’un clown,  des pensées aussi décousue qu'un jean Diesel acheté sur un souk au Maroc après deux mois, mais surtout le sentiment d’une œuvre inachevée et bien souvent incomprise.

Et toujours cette amère certitude : un excentrique est n’est qu’un anticonformiste de panurge.

Ce qu’il me reste…

Mon sourire, ma nonchalance, mon détachement, mon humour, mon calme.

Plus d’un an que je n’avais pas bloggué et toujours cette phrase qui résonne :  « Un jour ou l’autre, tout fini par se savoir».  Le problème avec le pardon c’est qu’on a que deux joues.

Peut être qu’en fait le vrai bonheur c’est d’être conscient qu’on est en malheureux en fait.

 

 

(1)    Vous qui entrez ici, abandonnez tout espérance (Dante, La Divine Comédie)




7/12/2007

Journal intime d'un galérien : la glandouille.

Putain.

Ca t’est jamais arrivé de te réveiller avec une sensation froide et humide sur la joue. Non je parle pas d’éjaculation faciale.

Mais tu sais, quand tu dors super bien et que t’es complètement évincé à avoir rien foutu la veille, que tu t’es endormi la bouche béante et la langue pendante, tel une actrice porno attendant sa petite dose de laitage ?

Cette sensation, c’est ta pauvre bave, que tu balaie du revers de ta main, regrettant immédiatement et amèrement ce geste car tu te rends compte que tu viens de te pourrir la main pour les deux trimestres à venir. Même une ptite dose de javel dose n’y fera rien.

Je me lève… et je ne bouscule personne : si il’ y avait quelqu’un dans mon lit hier soir, les gazs nocturnes l’ont surement faite fuir, ou le cas contraire, l’ont complètement dissoute. Je tatonne le lit à la recherche de mes pantoufles diablotins (ouais c’est le bordel dans ma chambre) et constate alors que ma torpeur a incrusté la forme de mon corps dans le martelât.

La bave et la grâce matinée sont les premiers symptômes d’un fléau qui touche de plus en plus de jeunes gens de ma génération : la galère.

J’ouvre au minimum absolu mon œil droit (celui qui voit le moins flou) pour ne pas que la violence de l’obscurité de ma chambre viennent provoquer une rupture d’anévrisme, et ce dans le but de regarder l’heure sur ma free box…attend elle tourne… elle tourne encore… punaise elle s’est cru dans une cave ou qu…ayé !

Sa mère, il est super tôt et tard à la fois : tôt parce qu’il est encore 13h15 et tard parce que j’ai raté « Everybody Hates Chris » sur M6. Merde (ouais je jure beaucoup au réveil).

Tel une gymnaste de 12 ans qui a passé une nuit entière à s’entrainer avec son coach, je ressens une forte douleur au niveau des parties génitales, m’indiquant que ma vessie est aussi pleine qu’une jeune fille après une soirée Zouk au Cap Ouest. Et comme elle, je laissais derrière moi une trainé de liquide sur mon passage : un peu comme si le petit poucet avait du Yop au lieu d’une miche de pain.

J’ai le corps encore tout mou et ankylosé par le sommeil : je suis une sorte de bras droit de Jamel Debbouze géant. L’humour en plus.

Premier constat, je n’ai plus de « mains » à proprement dit, mais des sortes de masses rougeâtres recouvertes de cloques sur ce qui me sert de doigts, mains qui ont pris la forme de celles de Micheal Winter (frère d’Ophélie, et doté de doigts dit « à la tortue ninja »), fruit d’une longue nuit passé à jouer à la playstation chez l’ami Dap’s.

Et là quand tu pisses, enfin quand je pisse, j’ai encore les yeux collés comme les chaussures à scratch que j’avais en CM1, d’ailleurs le bruit produit par l’ouverture (difficile) de mes yeux pour vérifier si je ne visais pas encore une fois dans la bouteille de champoing (et éviter par la même occasion d’avoir le crâne qui sent la vielle pine sèche comme dans la bouche de ma voisine) était troublant de similitude. J’ai eu autant de mal à ouvrir mes yeux qu’une vierge à écarter ses cuisses.

Après je passe un petit coup d’éponge sur la cuvette pour nettoyer non pas les goutes fortuites produites par ma verge royale, mais plutôt les cils collés sur la cuvette qui n’ont pas supporté le choc, dû au déchirement de la crotte oculaire nocturne.

C’est tout un poème quand je me réveille, et encore vous n’avez pas encore lu la suite (je l’ai même pas encore écrite, mais rien que d’y penser, j’en ai le coeur qui en fait une diarrhée).

Je tire la chasse et dit au revoir à la même occasion à un joli petit étron qui faisait la planche au fond des WC : la frangine aussi à eut un matin difficile. Les sceptiques demanderont comment je peux être si sur que cet étron a bien été produit par ma sœur. Tout simplement parce que je connais son alimentation, et qu’il y avait de la sauce Pomme Fritte qui le recouvrait.

Cet effort surhumain pour la larve que je suis a attisé le reste de la flemme et fatigue qui subsistait encore dans mon organisme, substances que j’éliminerais plus tard dans la mâtiné vers 16h. Je m’étire alors et pousse un long gémissement comme une fille qui a enfin trouvé chaussure à son pied. Cependant, ce doux moment d’extase est interrompu par une odeur nauséabonde si puissant que j’arrive à la sentir à travers mes narines obstruées par mon rhume estivale (quel idée d’être malade en plein mois de juillet, mais que voulez vous, je suis une petite nature). Une odeur à la fois insupportable mais en même temps familière, un subtil mélange de vielle merguez et de couche sale. Un peu comme l’anus de Magloire après le passage de Kamel Oualli.

Vu que j’avais déjà tiré la chasse, ca ne pouvait pas être l’étron, dont l’odeur sentait étrangement comme le Big Mac (sacré Ronald). Mince. Je venais de bailler. Je n’arrivais pas à me l’expliquer pourtant et me mis à émettre plusieur conjecture: un cambrioleur malintentionné s’est surement introduit chez moi et ne trouvant rien à voler chez un arabe à part des biens déjà volés, il s’est rendu compte qu’il risquait de tomber pour recel et pour se venger m’a chier dans la bouche ; ou peut être qu’une famille de ragondins auxerrois était venu trouver l’asile politique au fond de ma gorge et venir y mourir en paix, leurs corps en décomposition produisant ces émanations et ce gout de Zinger Tower (sacré Colonnel).

En vain, je devais me rendre à l’évidence : j’avais la bouche pâteuse et une haleine digne d’un phacochère à l’agonie sur le bord d’autoroute.

Ensuite, je vous jure que c’est vrai (enfin en partie), quand j’ai pris la brosse à dent, elle et moi avons eu une sorte de connexion spirituelle : elle savait que ceci allait être ses dernières heures sur terre si elle ne faisait pas quelque chose. Et phénomène incroyable, ses poils s’étaient séparés en deux comme la Mer Rouge face à Moise, ou encore des voyageurs qui s’écartent lorsqu’un SDF traverse le quai du métro !!!

Bon, j’ai du me rabattre sur du canard WC sur la brosse à récurer du coup.

Quand tu te brosse les dents le matin, enfin quand tu te réveille dans mon cas, tu remarqueras, tu te regardes toujours dans le miroir, et tu constateras comme tout le monde, sauf Stevie Wonder, qu’au réveil t’as vraiment à une tête à chier : t’as le visage tout boursouflé comme le corps du petit Grégory quand on l’a retrouvé dans la Vologne ; t’as le visage aussi gras que la culotte d’Eve Angeli ; ton visage est miné de boutons on dirait et t’as des cernes tellement profondes qu’on te cofonderais avec Marie Trintignant…

L’avantage c’est que les filles ont toute une artillerie lourde pour cacher tout ca, à base de blush, rouge à lèvres, anticernes, pince à épilé, mastique, plâtre et ponceuse pour cacher ces imperfections. Alors que nous les mecs, bah… soit t’as de la tune, soit t’as du GHB.

J’ai trop réfléchi, j’ai du me froisser un neurone musculaire cervical. Fallait que j’aille m’allonger, et je retourne alors dans mon lit.

Punaise, ou j’ai encore foutu la télécommande ? Oh ?

Je ne crois pas spécialement au Karma, ni en Justin Timberlake, mais je dois me rendre à l’évidence qu’a force de me moquer des homosexuel, ca m’est retombé dessus… ou dedans pour être précis. Un pti coup de lingette et de préparation H plus tard, j’allumai la télé, pour faire comme les petits vieux ou les vielles filles : avoir une présence dans la pièc

Je zapperais plus tard en attendant, j’essaye de tendre le bras sous le lit afin de trouver mon téléphone pour voir si j’ai des messages : ah, texto de DAP’S, mon compagnon d’infortune :

« Put1 gro la galR est tré Dur. Tu Dor ? ».

Et oui mon ami, à travers ce message crypté par des trisomiques, je ressens ta détresse. C’est vrai qu’elle est dure cette galère.

Deuxième texto : « Répondeur SFR, vous avez deux nouveaux messages »

Hum. 123….

« Bonjour, vous avez deux nouveaux messages : Aujourd’hui à 11H02 : Ouais Toufik, c’est Irwin (ND2FIK : Mon patron). La je suis avec deux clientes à qui tu as fait un forfait internet et ca ne marche toujours pas, elles sont pas du tout contentes, si tu pouvais… EFFACE » Font chier les gens, qu’elle idée de prendre internet chez France Telecom : faut le monter jusqu’à combien l’abonnement pour qu’ils comprennent ? Ca va leur revenir cher en vaseline. «Aujourd’hui à 12h24 : Oui bonjour Monsieur, Gendarmerie nationale, je vous appel par rapport à une convocation concernant votre flashage sur l’autoroute A6b le 3 Juillet à plus de 150…EFFACE. Fin des nouveaux messages » La caravane passe… C’est pas grave je dirais que c’est un petit vieux à la maison de retraite qui conduisait.

Plein d’appels en absence. Tellement de gens à rappeler, et pourtant en moi une flemme tout aussi exponentielle. Tant pis. Les amis c’est chiant ca veut toujours parler ou sortir : qu’ils prennent une femme… ou un chien, c’est plus propre.

Je repose mon téléphone pour prendre mon ordinateur portable pour voir si mes téléchargements sont fini : super, la dernière saison inédite des Vacances de L’amour, mon graal est enfin arrivé ! Vite vite, le premier épisode… et là surprise. Une sensation m’envahie à la fois amère et douce, un peu comme mon premier cunnilingus, et parlant de cela, il s’agissait en fait d’un fake un petit plaisantin s’étant amusé à remplacer ma série préférée par une série de films de poils, aux titres éloquents : « 100% écologicle » ou encore « A nous les ptites poilues ! »…

C’est pas grave je l’effacerai plus tard : hop, copier/coller dans mon dossier spécial « vidéos à regarder effacer plus tard », répertoire caché au fin fond de mon disque dur mais aussi bien garni que les actrices principales. Note pour moi-même : acheter des kleenex.

Tiens en parlant de ca y’a une rediffusion de « Sous Le Soleil » à la télé. Les mecs qui écrivent cette série, ca doit surement être en fait des anciens auteurs pour film porno : quand tu regarde la série, tout le monde est beau et bronzé, les filles portent des décolletés aussi large qu’une autoroute et se baigne dans une mer gelé même en hiver pour donner l’illusion que c’est toujours l’été à St Tropez : mais bon, les nez rouges et la crotte qui coule sur la lèvre supérieure, ca casse un peu le mythe.

Sous le soleil c’est un film de cul, les scènes d’accouplement en moins : le fait que ce soit des anciens auteurs de films porno n’est cependant pas étranger à la qualité des dialogues, à mourir de rire. Morceau choisi.

- Baptiste, médecin : Mon dieu, je crois que cette femme est séropositive

- Julie, infirmière : oh non ! Que prescrivez-vous docteur ?

- Baptiste, médecin enfin je crois : Un aspégique 1000, nous verrons par la suite. Mais si nous allions discuter de ceci devant un bon diner.

- Julie : oh non ! docteur, vous êtes au dessus de moi ; je veux dire, mon supérieur.

- Baptiste : allons, ensuite nous irons peut être faire un bowling, voir même l’amour…

- Julie : oh non ! docteur, nous sommes fous.

- Baptiste : si ca peut vous aider à vous décider, dans ma jeunesse on m’appeler l’anaconda du Périgor… et mon fils est noir vous savez donc…

Tiens en parlant du gamin, Zachary, le seul noir que la série n’ait jamais connu, enfin le seul qui n’a pas fait d’UV pour obtenir ce résultat. Les producteurs l’ont recruté à une époque ou tout le monde commençait à se poser des questions sur le financement de la série, qui pour des raisons de budget avait été tournée à Vitrolles. Au début c’était sympa et plein de bons sentiments, « adoptons un ptit africain, yippie, des déductions d’impôts !!! » (des bons sentiments mais on reste quand même à Saint tropez).

Mais bon, c’est vite passé pour en faire le symbole de la délinquance urbaine ; il a tout fait : il a fugué, pris de la drogue, insulté ses parents, encore pris de la drogue, encore fugué, il a volé de l’argent, il a séché l’école, il a dépucelé une fille de bonne famille, et j’en passe.

Mais il a fait des choses bien aussi ! Il a fait du sport, de la danse, du break dance, et il a fait du rap aussi et vendu des millions d’album … bref tout ce que le peuple français attend du bon sauvage.

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En parlant de multi facettes, un truc récurant dans cette série c’est que les gens change de carrière comme de partenaire dans cette série. Par exemple la mère de Zachary, Jessica est une réfugiée texane, qui de serveuse sur la plage est passé à propriétaire de la dite plage, puis danseuse, ensuite animatrice radio, pour finir comme toutes les animatrices radios : maire de Saint Tropez (au dernières nouvelles elle serait directrice d’une école facon « FAME » et redevenue danseuse. Par contre ca fait dix ans qu’elle vit à Saint trop’ , mais elle souffre toujours du syndrome Jane Birkin, et est incapable d’aligner une phrase en français sans fautes d’orthographe. Mais je me suis rendu vite à l’évidence que ce n’était pas de sa faute mais celles des dialoguistes qui était auparavant rédacteurs en chef de Skyblogs.

Mais mon personnage préféré ca reste quand même Adeline, elle aussi est passée de serveuse à chanteuse, pour finir avocate on ne sait trop comment « avec juste un brevet des collèges », mais c’est pas pour ca que je l’adore : c’est la seule actrice qui en dix années n’as pas porté UNE SEULE FOIS UN SOUTIENT GORGE !!! C’est un truc de ouf, à chaque épisode (ouais je suis un fan en fait), j’espece entrapercevoir une armature, une baleine, voir même juste un débartdeur ! Mais rien. Elle va dans la vie, insouciante, avec son joli 70A qui lui arrive au niveau de l’estomac. Respect Adeline. I got love for you.

Bon aller je zappe, un clip de Vitaa et diams. A chaque fois que je vois les deux réunis ca me fait penser à un pot de glace Ben and Jerry.

Putain, comment je peux pas les saquer c’est un truc de ouf. Vitaa encore, je m’en fous un peu, sa voix naziarde me tape sur le système j’ai pas eu l’occasion (ni l’envie) d’ecouter ses textes. Ce qui ma le plus frappé c’est le fait qu’on ait le même âge et pourtant, on dirait qu’elle la le visage tout lifté comme les vielles milliardaires qui on des têtes de tigre trisomique:

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Nan, mais sérieux, moi elle me fait trop pensé à un transexuel brésilien qui s’est échappé du bois de Boulogne pour faire carrière dans la chanson, un rêve qu’embrasse tout nos amis sud américains aux quatre coins du périf, qui entre deux passes à « Vainte Heouroches (20€) », espèrent suivre le même chemin dans le show business que leur ancêtre à tous : Amanda Lear.

J’ai rien contre elle, sincèrement, mais elle ressemble trop à un pote à moi, et je trouve ca malsain de triper sur une meuf qui ressemble à ton ami d’enfance.

Aller hop, j’éteins ce bordel, je trouverais bien un truc parmi les 500 gigas de Divx que je stock sur mon PC depuis deux trois ans et que j’ai pas encore vu.

Passons, allons voir mes mails.

Ah pour changer, aujourd’hui encore une jeune fille de 9 ans qui réside au fin fond du Guatemala, ne survivant qu’avec la moitié d’un cœur et deux sac plastiques Carrefour en guise poumons et qui risque de mourir d’une cystite aigue dans les jours à venir, laissant derrière elle trois enfants et un champs de papaye. Les médecins qui ont diagnostiqué sa maladie ont du arriver à la conclusion que pour la sauver, il lui fallait une énorme quantité de crédulité et de bêtise, et que la meilleure came se trouver sur internet. A croire qu’à chaque souscription à un accès ADSL, la connerie humaine est offerte.

J’ai pas encore ouvert le mail mais en objet y’a écrit « FW : Urgent ! A lire si tu veux etre utile». C’est soit ca, soit certains de mes contacts en manque de ramonage charnel ont pollué leur liste de contacts d’une chaine qui leur promet le bonheur : n’ont il rien appris du scandale de la bague de Danièle Gilbert ? Ces gens qui te ruinent ta boite email c’est les mêmes que tu retrouve dans le bus à envoyer « mariage » par SMS au 81617 pour connaître le nom de leur futur mari, ou encore « mort » pour savoir le jour de leur décès (véridique en plus).

Mais bon, comment leur en vouloir ?
Le mal de dos était le mal du 20eme siècle, le célibat sera celui du 21eme siècle.

Il est mal vu aujourd’hui d’être célibataire dans notre société : les célibataires, c’est les nouveaux immigrés.

On continue, j’me connecte sur MSN en Hors Ligne, pour voir ce que font les gens. Mais bon, vu qu’ils font tous comme moi, y’a pas grand monde : Dap’s qui est connecté avec ses six comptes, Nadège qui cherche un taff, Lyze au boulot, Alex qui déprime , Vic au Vietnam, Cédric avec ses pseudos qui racontent toute sa vie en détail, Coudie en Angleterre qui arrête pas de se connecter avec sa connexion merdique, Xav qui Xav, Guy qui émerge, Chloé et ses pseudos qui déchirent presqu’autant que les miens, et enfin ma sœur qui a laisser sa session ouverte avec comme message perso « putain j’ai vu mon frère à poil yeurk ». J’ouvre les fenêtres pour assouvir ma curiosité et mater les photos des contacts à qui j’ai pas parlé depuis des années. Bref, je fais comme tout le monde n’est ce pas ?

Je fais un pti tour dans l’appart, personne à l’horizon : comme tous ceux qui ont déjà eu une maison pour eux tout seul ou qui ont regardé Friends, ma première idée fut alors de me mettre complètement à poil. C’est allé bien vite, j’ai juste eu à retirer mes chaussettes.

Ca sert complètement à rien, je vous l’accorde, mais c’est juste le fait de pouvoir le faire qui est tripant. Vivant dans une maison ou on vit à six, on a rarement l’occasion de sentir la brise sur la knackie (ou les escalopes). Un matin où j’étais complètement décalqué (un matin normal somme toute), j’avais oublié qu’il y avait d’autre membre de ma famille qui résidait entre ces murs. Et en parlant de membre, il est de notoriété publique que chaque matin, surement par esprit patriotique, nous les hommes avons notre « levé de drapeau » matinale. Jusqu’ici rien de bien grave, mais le truc c’est que j’ai fait l’erreur de vouloir aller vite au toilettes les yeux fermés pour me recoucher en speed, quand soudain, mon élan fut stoppé par mon pti neveu qui depuis ce regrettable accident a perdu 3/10eme à l’œil gauche. Bref. Le naturisme solitaire c’est jouissif.

Les gens te le diront, surtout mes voisins, quand t’as un jeune qui se retrouve tout seul chez lui, son instinct de sauvageon qui sommeil en lui le pousse irrémédiablement vers son pc qu’il relie alors à la chaine hifi : il pousse alors le volume, les aigues et les basses à fond, et se met à meugler en américain sur tes morceaux préférés. Qu’il est bon d’être un pti con.

Danser et sautiller quand t’es nu, ca le fait pas trop, y’a toujours un truc qui claque contre la peau, et ce n’est pas très joli jolie devant le miroir. Donc ce que tu fais, c’est que tu commence à faire une séance d’essayage ! Tu mets ta plus belle chemise ou ton plus beau décolleté si t’es une fille, tes plus jolies jeans slim brut, ta ceinture D&G et tes lunettes H&M imitation Dior tête de mouche.

Ensuite muni de ton appareil photo numérique, tu fais une centaine de photos dans tous les sens, allongé, en train de faire la moue ou une pause de gangster, pour enfin n’en sélectionner que trois petites chanceuses que tu retoucheras plus tard sur Photoshop, masquant les imperfection que le gel biactol ou le maquillage a raté. Tu les publieras plus tard sur ton skyblog, ou ton myspace pour les plus Hype.

Et c’est toujours à ce moment là quand je commence à kiffer ma tête et me met à ambiancer mes peluches KIKI en guise de gogo danseuses, me prenant pour Lil Jon dans ma chambre, t’as toujours mon voisin qui montent pour taper super fort contre ma porte pour montrer son mécontentement.

Evidement, il vient me dire que la musique est beaucoup trop forte :

- Ca va pas à la tête ; ya des gens qui essaient de dormir ici !

- C’est clair que quand on passe toute sa nuit à foutre une torgnole à sa femme et ses gamines, on a moins de temps pour rêver le dernier concert de Noir Désir.

- Que…quoi ?

- En parlant de bruit, la prochaine fois que vous lui cognerait la tête de votre femme contre les murs, si vous pouviez le faire dans le salon parce que ca résonne dans ma chambre et j’arrive pas à trouver le sommeil. Et s’il vous plait, s’il vous plait ! Lors de vos petites visites nocturnes dans la chambre de vos filles, bâillonner les ou chez pas mettez au moins un CD pour les mettre dans l'ambiance pour couvrir les cris,.. 

Pendant cette conversation, j'avais remarqué que mon haleine recommencer à fermenter : je n'avais pas encore déjeuné, la derniere chose que j'avais ingéré c'est deux trois moucherons hier après midi en traversant le parc en bas de chez moi.

Dans le frigo, c'est Beyrouth : juste un pot de cornichon, une sauce pomme fritte ou il y a écrit « propriété d’aida, ne pas toucher », et une tranche de jambon de dinde Hallal : avec ca, Mac Gyver pourrait faire un Airbus A320 équipage inclus, mais rien pour faire un déjeuner. Je vais m’en faire une raison.

Bon bah c’est pas rave, c’est parti pour faire les courses. Je prends mon portable, les clefs de la caisse et l’autoradio pour continuer mon concert privé en voiture. Je suis dans mon hall, j’attends l’ascenseur en regardant le sac poubelle de ma voisine qui dégouline de sauce blanche et de vieux mégots de gitanes devant sa porte. Evidement pas de capotes usagées, y’en a pas besoin pour se taper une crasseuse.

Putain c’est vraiment la reine des crasseuses, j’en reviens pas.

Et l’ascenseur qui vient toujours pas, à la mort je prendrais pas les escaliers qui servent depuis peu de refuges pour sans abris et toilettes pour Poivrot. Plus personne n’ose s’y aventurer depuis que la gardienne a développé un cancer généraliser en essayant de passer la serpillère. En même temps, tant mieux, elle commérera moins sur ma gueule.

L’ascenseur est là, et c'est toujours quand tu prends l’ascenseur et que t'es de sale humeur (ca rime), tu te retrouve coincé parmi 5 personnes pour qui le mot « hygiene » n’as de sens pour eux que lorsqu’il est accompagné de mots tels que « absence de » ou « inspecteur ».

Si l’enfer avait une odeur…

… et bien je l’utiliserais comme spray désodorisant pour les aisselles de mes voisins, c’est pas possible de puer autant, il font des brasses dans les égouts tout les matins ou quoi, faut m’expliquer. L’avantage dans mon immeuble, c’est qu’entre voisins on s’aime pas, du coup on s’adresse pas la parole : j’ose même pas imaginer leur hygiène buccale.

Rez de chaussé : la délivrance. J’approche de ma voiture, une nouvelle rayure. J’adore mes voisins. Et comme par hasard c’est la seule voiture que les pigeons viennent repeindre, le pire c’est quand t’as du guano directement sur la poignée de la porte. Je met le contact, le voyant d’essence qui s’allume.

La flemme d’aller mettre de l’essence...

...J’ai pas de tunes non plus, ca risque de poser problème à la caisse.

Bon bah je retourne dans mon lit alors. Quand je galère chez moi, mes meilleurs amis c’est Dailymotion, ma PSP et mon livre de grammaire anglaise. Je regarde des sketchs de nouveaux artistes prometteurs, des reportages que j’ai raté parce qu’ils sont passé sur ARTE, des mecs qui se vautres et des vidéos de petites maghrébines qui chantent devant leur caméra en se prenant pour les futur Kenza Farah et les commentaires des daleux qui votent dans l’espoir d’obtenir une adresse MSN.

Meetic c’est trop cher, et le chat de Skyrock est déserté par la gente féminine, il reste que des Kaderas:

http://skykooki.skyrock.com/pics/662818254.jpg

Wow, déjà 19h, l’heure de regarder toutes les merdes produite par MTV et qui me permettent de me rincer l’œil : Parental Control, Dismissed, NexT et tout le tralala. Que d’émotion, je vais prendre ma douche du coup.

Après une petite sieste bien méritée, je me reveille dans les coup de minuit, une heure du mat, pile poil pour la rediff de Secret Story : mon cerveau est devenu un dépotoire de ce que la télévision a de plus scabreux. Que faire, que faire : aller chez DAPS pour lui démontrer encore une fois que je suis le champion incontesté à Soul Calibur sur PS2, ou rester à la maison et parler sur MSN avec Coudie de ses mésaventures et daleux londoniens, et emmerder tout le monde avec mes Chuck Norris Facts. En attendant, je regarde deux trois épisodes de the Office pour me taper une bonne grosse barre.

Quand soudain, une idée me tomba sur la tête, tels les gradins sur des corses à Furiani en 1992.

L'image “http://www.curagiu.com/bastia/furiani145.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Je vais aller dépoussiérer mon blog et y mettre de nouveaux articles.

Mais là, vertige de la page blanche. J’ouvre sans trop de convictions un fichier Word on verra bien. De quoi j’vais bien pouvoir leur parler à ces saguoins ? Tout ce qu’ils veulent c’est du crade, des potins, de la délation, et des photos de moi avec mes lentilles.

Je commence à écrire deux trois trucs, je raconte que de la merde, on dirait un remake de « Maman, j’ai raté l’avion » façon ghetto.

Mais bon, ca va m’occuper jusqu’à l’heure d’aller me coucher à 5h00 du mat’, ou 10pm Pacific Time (damn i miss L.A…).

Journée à la con, billet à la con.

Demain, rebelote.

Putain.

J’adore les vacances.

>>>2fik, estivalier laïc à temps partiel

5/23/2007

On ne plaisante pas avec l'Islam !

A toutes les personnes qui me trouve un peu trop "laïc", je tenais à vous dire :
 
PARDON
 
Merci pour toutes ces réflections qui m'ont fait réaliser que je n'étais pas un "bon musulman" (sic)
Merci pour tout les:
 
"Han tu te moque du prophete, je vais lui dire tu va voir."
 
"Han, tu bois de l'alcool, c'est hallam. T'as des feuilles ?!"
 
"Han, putain tu fais quoi khai, c'est pas Hallal mange pas ca. Viens, je connais un bon grec, ca viande bonne,
ca fait deux mois qu'elle est dans un carton elle cuit tjrs aussi bien"

"Han, ton meilleur ami c'est un juif, haddeh ! "
 
"Han, taie hein rebeu tu parle m'aime pas harrabe, hashma. Koi un alfabete ? c'est une voiture stupide ca non ? "
 
"Han, ta copine elle est même pas musulmane, ton pénis il va brûler en enfer! Elle a une soeur ? C'est une chaude ?"
 
"Han, tu déconne mon frère, tu fais la bise au Homos, putain t'es un pédé laisse tombé. T'es grillé, je vais te balance à tout mes sauces taleur au hammam, à Hamid, Majid, Kader, Abdelhakim, Karim, Boubabakar, Abd..."
 
"Han, t'as voté Sarkozy, walla t'es un vendu. Vas y tu m'a véner, jvé arracher le portable de ta soeur et bruler une caisse, ca va me detendre"
 
"Han, tu dis des gros mots et tu parles de sexe pendant le ramadan, laisse tombé tu l'a cassé, va manger des lardons.
Vivement que ca se finisse, je me ferais bien une ptite tournante de batard."
 
MERCI A TOUS POUR NOUS MONTRER LE BON EXEMPLE
 
 
 
Si t'aimes ce que je dis, fais comme tout le monde:
 
 
 
 
Pète mon rétro...
 
(pisse aussi sur ma caisse, ou crève mes pneus, j'avais pas de photos pour ca par contre)
 
Je vous aimes mes ptites salopes à voile et à caquette.
 
>>2Fik, "le mécréant" qui aime écrire sur le coup de la colère.
 
PS: Sarcelles ville de merde
 
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